Le matériau d'un caillebotis se choisit d'après l'ambiance où il travaillera : l'acier galvanisé à chaud convient à la plupart des sites, l'inox répond aux chlorures et à l'hygiène alimentaire, l'aluminium sert là où chaque kilogramme compte.
Le métal fixe aussi la rigidité, le poids, la manière de découper et de fixer, et la compatibilité avec l'ossature. Une erreur de matériau se paie rarement le premier jour ; elle se révèle au bout de quelques saisons par une corrosion localisée ou une flèche plus forte que prévu.
Trois métaux, trois comportements
La fiche sur le caillebotis en acier galvanisé selon l'EN ISO 1461 explique le bain de zinc appliqué après fabrication, l'épaisseur de revêtement liée à celle de l'acier et la retouche des coupes. Celle consacrée au caillebotis inox et au choix entre 304L et 316L montre le rôle du molybdène face aux chlorures et les précautions contre la contamination ferreuse. Côté légèreté, le caillebotis aluminium, léger mais plus souple, rappelle que sa masse volumique vaut environ le tiers de celle de l'acier, mais que son module d'élasticité est lui aussi trois fois plus faible.
| Critère | Acier galvanisé | Inox | Aluminium |
|---|---|---|---|
| Rigidité à section égale | Élevée | Élevée | Plus faible |
| Poids | Lourd | Lourd | Léger |
| Milieu chloré ou alimentaire | Limité | Adapté selon nuance | Variable selon alliage |
| Retouche après découpe | Nécessaire | Nettoyage, passivation | Souvent inutile |
Le composite face au métal
Les grilles en résine renforcée de fibre de verre ne sont pas métalliques, mais elles entrent dans la comparaison dès qu'un milieu chimique ou une contrainte d'isolation électrique se présente. La fiche caillebotis composite ou métal, les critères de choix examine la tenue au feu et aux ultraviolets, la rigidité et les cas où l'acier reste préférable.
Revêtements et corrosion dans la durée
Au-delà du métal de base, la finition change l'aspect et la durée de service. Pour la couleur, le caillebotis thermolaqué et le système duplex décrit la poudre appliquée sur zinc, la préparation de surface et les teintes RAL. Reste la tenue dans le temps : la corrosion des caillebotis et les contacts entre métaux font l'objet d'une fiche qui présente les catégories de corrosivité de l'EN ISO 12944-2, le couple galvanique entre inox, aluminium et acier zingué, et le choix de la visserie.
Le matériau se combine toujours avec un procédé, décrit dans la rubrique fabrication du caillebotis pressé, électroforgé ou déployé, et avec un milieu d'emploi, détaillé dans la rubrique applications industrielles du caillebotis.
Sources : normes EN ISO 1461 (revêtements de galvanisation à chaud) et EN ISO 12944-2 (classification des environnements).





