Aller directement au contenu
Caillebotis Métal
Fiches techniques des caillebotis métalliques

Le caillebotis métallique expliqué par la technique

Caillebotis métallique : pressé, électroforgé ou métal déployé, acier galvanisé, inox ou aluminium, maille, portée et normes à connaître avant de choisir.

Comparer les procédésDimensionner un plancher
Le caillebotis métallique expliqué par la technique

Le catalogue en cinq chapitres

Du procédé de fabrication au chantier : chaque chapitre rassemble les fiches qui servent à choisir, dimensionner et faire réceptionner un plancher en caillebotis.

Un caillebotis métallique est un plancher ajouré fait de barres porteuses posées sur chant et reliées par des entretoises, ou d'une tôle étirée en losanges ; il laisse passer l'eau, l'air et la lumière tout en reprenant une charge fixée par sa section.

Le terme couvre des produits très différents, du panneau de passerelle à la résille de façade. Ce qui les réunit tient à la géométrie : une grille dont les vides représentent l'essentiel de la surface, dont la rigidité vient de lames verticales et non d'une tôle pleine. Les fiches de ce site les décrivent sous l'angle du bureau d'études : fabrication, métal, dimensionnement et textes applicables.

Barres porteuses, entretoises et sens de portée

Dans un caillebotis à barres, les lames plates disposées sur chant travaillent en flexion comme de petites poutres parallèles. Les barres transversales, appelées entretoises ou barres de répartition, les maintiennent à entraxe constant, les empêchent de se coucher et répartissent une charge ponctuelle sur plusieurs lames voisines. Il en découle une règle que tout plan de pose doit respecter : le panneau ne porte que dans un seul sens, celui des barres porteuses, qui doivent franchir l'intervalle entre deux appuis. La fiche consacrée à la relation entre charge admissible et portée libre détaille ce mécanisme, et celle sur les mailles et entraxes des barres montre comment le pas de la grille modifie poids, écoulement et confort de marche.

Trois familles de fabrication

La liaison entre les barres définit la famille. Le caillebotis pressé est assemblé à froid : les entretoises sont enfoncées sous presse dans des entailles des barres porteuses, ce qui autorise des mailles fines et une surface bien plane. Le caillebotis électroforgé soude chaque croisement par résistance électrique sous forte pression, d'où un nœud monobloc apprécié sous les charges roulantes et les vibrations. Le métal déployé procède autrement : une tôle unique est incisée puis étirée, sans perte de matière, pour former des losanges. La rubrique procédés de fabrication compare ces techniques et leurs variantes, crantées ou découpées sur mesure.

Usage viséProcédé souvent retenuMotif principal
Passerelle d'usine, plateforme lourdeÉlectroforgéNœuds soudés robustes sous chocs et vibrations
Cheminement recevant du publicPressé à maille fineOuvertures étroites et surface régulière
Grille de caniveau, zone rouléeÉlectroforgé ou pressé renforcéTenue à la charge à la roue
Façade, brise-soleil, faux plafondMétal déployé ou presséLégèreté, transparence, aspect fini
Sol gras ou humideÉlectroforgé ou pressé, version crantéeAdhérence accrue par la denture

Acier, inox ou aluminium selon le milieu

L'acier au carbone reste la base la plus répandue, presque toujours protégé par un bain de zinc après fabrication ; la fiche sur le caillebotis en acier galvanisé à chaud explique la norme EN ISO 1461 et la protection cathodique. L'acier inoxydable répond aux ambiances chlorées, alimentaires ou marines, à condition de choisir la bonne nuance, comme le montre la page sur le caillebotis inox 304L ou 316L. L'aluminium allège la structure mais fléchit davantage à section égale. Les composites à fibre de verre se comparent au métal sans le remplacer partout. La rubrique matériaux et finitions rassemble ces arbitrages, corrosion galvanique comprise.

Dimensionner un plancher ajouré

Choisir un panneau revient à fixer une hauteur et une épaisseur de barre porteuse, une maille, un procédé et une finition, puis à vérifier la tenue sur la portée réelle. Les tableaux de charges publiés par les fabricants servent de référence : ils indiquent, pour chaque section et chaque portée, une charge répartie et une charge concentrée admissibles sous un critère de flèche. Ces valeurs ne s'extrapolent pas d'une référence à une autre. Le passage de véhicules relève d'un raisonnement distinct, fondé sur la charge à la roue et sur les classes de la norme EN 124, traité dans la fiche sur le caillebotis carrossable. Poids, dimensions standard, fixations et lecture d'une fiche technique se trouvent dans la rubrique mailles, charges et portées.

Textes de référence et sécurité des accès

Pour les moyens d'accès permanents aux machines, la série EN ISO 14122 et ses quatre parties encadre plateformes, passerelles, escaliers et garde-corps. L'adhérence s'exprime en classes de glissance obtenues sur plan incliné, présentées dans la fiche sur le caillebotis antidérapant et les classes R. Les cheminements accessibles des établissements recevant du public obéissent à l'arrêté du 20 avril 2017, qui limite la taille des trous et des fentes. La rubrique normes et sécurité cite chaque texte avec sa partie et son objet. Les ouvrages concrets, passerelles, couvertures de fosses, chemins en toiture ou milieux agressifs, sont décrits dans la rubrique usages industriels.

Sources : normes EN ISO 1461, EN ISO 14122 parties 1 à 4, EN 124 ; arrêté du 20 avril 2017 relatif à l'accessibilité des établissements recevant du public.

Une fiche à compléter ?

Une nuance d’inox, une maille ou une norme manque au catalogue : les questions techniques nourrissent les prochaines fiches. Poser une question technique

Dernières fiches techniques

Quatre repères à connaître

  • 7 850 kg/m³La masse volumique de l’acier, point de départ de tout calcul de poids d’un panneau.
  • 1 100 mmLa hauteur minimale d’un garde-corps de passerelle selon l’EN ISO 14122-3.
  • R9 à R13Les classes de glissance mesurées au plan incliné, du sol sec au milieu très gras.
  • A15 à F900Les classes de l’EN 124 pour les grilles et dispositifs de couronnement, du piéton à l’aire portuaire.
▲