La désignation d'un métal déployé tient en quatre cotes : la grande diagonale de la maille (LD), la petite diagonale (CD), la largeur du brin et l'épaisseur de la tôle d'origine. Une référence de type 62 x 30 donne les deux diagonales en millimètres, d'axe en axe des nœuds.
Les quatre cotes d'une désignation
| Cote | Abréviation courante | Définition | Ce qu'elle commande |
|---|---|---|---|
| Grande diagonale | LD | Distance entre les centres de deux nœuds alignés dans le sens long du losange | Ouverture de la maille, transparence, passage des objets |
| Petite diagonale | CD | Distance entre les centres de deux nœuds alignés dans le sens court | Finesse de la grille, retenue des petits objets |
| Largeur de brin | b ou B | Largeur de la bande de métal formant un côté du losange | Rigidité, masse, vide de passage |
| Épaisseur | e ou T | Épaisseur de la tôle avant déployage | Rigidité, masse, tenue à la corrosion |
Les diagonales se mesurent d'axe en axe des nœuds et non en ouverture libre : la partie réellement vide du losange est plus petite, puisqu'il faut déduire l'emprise des brins. Les fabricants donnent parfois, en plus, l'ouverture libre ou la surface de vide en pourcentage. Le principe du procédé et le vocabulaire de base sont exposés dans la fiche sur le métal déployé, rattachée à la rubrique procédés de fabrication.
Interpréter une référence comme maille 62 x 30
Dans la forme la plus répandue, la référence aligne la grande diagonale, la petite diagonale, puis la largeur de brin et l'épaisseur : une désignation du type 62 x 30 x 4 x 3 se lit grande diagonale de 62 mm, petite diagonale de 30 mm, brin de 4 mm, tôle de 3 mm. Certains catalogues placent l'épaisseur avant le brin, d'autres omettent l'une des deux cotes quand la gamme n'en propose qu'une pour une maille donnée. L'ordre n'étant pas normalisé d'un fournisseur à l'autre, seule la légende du tableau du fabricant permet de lever l'ambiguïté.
Deux erreurs reviennent dans les consultations. La première consiste à confondre la cote d'axe en axe avec l'ouverture libre, ce qui surestime la taille des objets qui passent. La seconde consiste à comparer deux références en ne regardant que la maille, alors que deux déployés de même maille peuvent différer par le brin et l'épaisseur, donc par leur masse et leur rigidité, dans des proportions importantes.
Sens de la maille et format de la feuille
Le losange possède une orientation, et la feuille aussi. La grande diagonale peut être parallèle à la longueur de la feuille ou à sa largeur ; les catalogues le précisent par un schéma ou une mention du type maille longue dans la longueur. Ce sens importe pour trois raisons.
- La rigidité en flexion diffère selon la direction ; le tableau du fabricant indique le sens porteur à respecter entre les appuis.
- Le relief des brins oriente l'effet de persienne : une façade ne rend pas pareil selon que les brins montent ou descendent.
- Le calepinage de grandes surfaces exige que toutes les feuilles soient posées dans le même sens, sous peine de reflets disparates.
Le format de la feuille est donné avec ses tolérances. L'étirage ne se contrôle pas au dixième de millimètre : les diagonales réelles s'écartent légèrement des valeurs nominales, et la longueur d'une feuille varie d'une maille près selon l'endroit où la coupe tombe. La rive peut être laissée en brins ouverts ou coupée au droit des nœuds, ce qui se précise à la consultation.
La masse surfacique, exprimée en kilogrammes par mètre carré, complète utilement la désignation. Elle se déduit de l'épaisseur, de la largeur de brin et de la grande diagonale, mais les fabricants la publient directement pour chaque référence, ce qui évite un calcul approximatif. Comparer deux offres à masse surfacique voisine donne une première idée de leur rigidité relative, à condition que la maille et le sens de pose soient identiques.
Vide de passage et surface pleine
Le vide de passage exprime la part de la surface qui laisse passer l'air, la lumière ou l'eau. Il augmente quand la maille grandit à brin constant, et diminue quand le brin s'élargit à maille constante. L'épaisseur joue aussi, surtout sur le déployé en relief où les brins inclinés masquent une partie du vide en vue oblique.
Pour une ventilation, un éclairage naturel ou un écoulement, c'est cette valeur qu'il faut comparer, et non la seule maille. Elle figure dans les fiches sous la forme d'un pourcentage de surface ouverte ; faute de valeur publiée, un échantillon permet de l'apprécier. La lecture d'ensemble d'une documentation, désignation, tableaux et certificats compris, fait l'objet de la fiche lire une fiche technique de caillebotis.
Choisir une maille selon l'emploi
Chaque emploi privilégie une cote différente. Les orientations générales suivantes servent de point de départ avant consultation du fabricant :
- surface de marche sur ossature : brin et épaisseur suffisants pour la portée entre appuis, déployé en relief pour l'accrochage, maille qui retient les talons ;
- protection de machine : ouverture libre compatible avec les distances de sécurité de la norme EN ISO 13857, qui empêchent l'atteinte des zones dangereuses ;
- façade et brise-soleil : maille et brin choisis pour le rapport entre transparence et occultation, sens de la maille fixé au calepinage ;
- faux plafond : déployé aplati ou à faible relief, maille assez ouverte pour le passage de l'air et le fonctionnement des détecteurs ;
- tamisage et filtration : petite maille, tôle mince, ouverture libre maîtrisée.
Pour comparer ces logiques avec celles d'un caillebotis à barres, dont la maille se définit par des entraxes et non par des diagonales, la fiche sur les mailles de caillebotis présente les mailles courantes et leurs effets.
À retenir
- LD et CD se mesurent d'axe en axe des nœuds, pas en ouverture libre.
- Brin et épaisseur pèsent autant que la maille sur la masse et la rigidité.
- L'ordre des cotes varie selon les catalogues : la légende du fabricant fait foi.
Sources : documentations techniques des fabricants de métal déployé ; norme EN ISO 13857 relative aux distances de sécurité empêchant l'atteinte des zones dangereuses par les membres.














