Aller directement au contenu
Caillebotis Métal
Fixer un caillebotis métallique sur son ossature

Fixer un caillebotis métallique sur son ossature

La fixation d'un caillebotis métallique sert à empêcher trois mouvements : le glissement du panneau sur ses appuis, son soulèvement et son basculement quand une charge se place près d'une rive. Le crapaud, pièce serrée sous l'aile de la poutre, reste la solution démontable la plus répandue.

FixationPrincipeDémontableEmploi courant
Crapaud à crochet et contre-plaqueUn crochet en tête accroche les barres, une contre-plaque serre sous l'aile de la poutreOui, par le dessusPasserelles et plateformes sur profilés
Agrafe ou clip de sellePièce qui chevauche une barre porteuse et se visse ou se boulonne dans l'appuiOuiOssatures percées, cornières
Boulonnage traversantBoulon passé entre les barres, avec plaquette de répartitionOui, accès aux deux facesPanneaux sur cornière de rive
Vis autoperceuseVis à pointe foret à travers une plaquette, dans l'aile de l'appuiOui, avec usure du trouOssatures minces, travaux légers
SoudurePoints de soudure entre barres et ossatureNonOuvrages définitifs sans visite

Les efforts que la fixation reprend

Un panneau posé à plat sur deux poutres semble stable sous son propre poids. Plusieurs phénomènes le déplacent pourtant. Les pas des usagers et les roues provoquent un effort horizontal qui le fait glisser jusqu'à perdre son appui sur une rive. Les vibrations d'une machine ou d'une circulation de chariots le font « marcher » millimètre par millimètre. Une charge placée sur un porte-à-faux, au-delà d'un appui, le fait basculer. En extérieur, le vent peut aspirer les panneaux d'une passerelle en hauteur ou d'un chemin de toiture.

La fixation ne participe pas à la résistance du panneau en flexion : elle le maintient dans la position prévue par le calcul, avec la longueur d'appui requise sur chaque rive. Cette longueur d'appui minimale figure dans les recommandations des fabricants et se vérifie à la pose, en particulier quand l'ossature présente des écarts de cote.

Crapauds et agrafes, les fixations démontables

Le crapaud se compose d'une pièce supérieure en forme de crochet ou de selle, qui prend appui sur une ou deux barres porteuses, d'une contre-plaque qui vient sous l'aile du profilé et d'une vis qui relie les deux. Le serrage pince l'aile entre la contre-plaque et le panneau, sans perçage de l'ossature. Ce montage se défait par le dessus, ce qui permet d'ouvrir une zone de plancher pour accéder à une machine ou remplacer un panneau.

La pièce supérieure doit correspondre à la maille : un crapaud conçu pour un entraxe de barres donné ne tient pas correctement dans une autre maille. Les fabricants proposent des modèles par famille de mailles et par épaisseur d'aile. L'agrafe, plus simple, se pose sur une ossature déjà percée ou sur une cornière, avec une vis dans un taraudage ou un écrou.

Boulonnage, vis et soudure

Le boulonnage traversant convient aux panneaux posés sur cornière, quand la face inférieure est accessible. Une plaquette ou une rondelle large répartit le serrage sur deux barres. La vis autoperceuse fait gagner du temps sur une ossature légère, mais le démontage répété use le filet et finit par imposer un nouveau trou. La soudure, enfin, immobilise le panneau sans jeu ; elle détruit localement le revêtement de zinc, qu'il faut reconstituer par une retouche adaptée, et elle interdit tout démontage sans meulage. Elle se réserve aux ouvrages où aucune visite sous plancher n'est prévue.

Nombre et position des points de fixation

La pratique courante retient au moins quatre points par panneau, un près de chaque angle, sur les deux appuis. Les panneaux longs, les zones soumises à vibrations et les emplois extérieurs exposés au vent en demandent davantage, selon les recommandations du fabricant ou le calcul du bureau d'études. Quelques règles de position évitent les défauts habituels :

  • placer les fixations sur les appuis, jamais en milieu de portée ;
  • éviter les barres de bordure découpées, moins rigides que la ceinture de rive ;
  • doubler les fixations autour d'une trappe ou d'une découpe de passage ;
  • contrôler le serrage après les premières semaines de service, puis lors des inspections périodiques.

Le réglage des panneaux entre eux se traite sur la fiche des dimensions standard de caillebotis, et la structure porteuse elle-même sur celle des passerelles industrielles en caillebotis.

Compatibilité des métaux dans l'assemblage

Une fixation met en contact deux ou trois métaux en présence d'humidité, ce qui suffit à créer un couple galvanique. Le métal le moins noble se corrode au profit de l'autre, d'autant plus vite que sa surface est petite devant celle du métal noble. Une vis inox dans un caillebotis galvanisé pose peu de problèmes, car la petite surface d'inox face à une grande surface de zinc n'accélère guère la corrosion. L'inverse, une petite pièce zinguée sur un grand panneau inox, se dégrade vite. L'aluminium, très peu noble, demande une visserie inox avec rondelles isolantes dès que le milieu est humide ou salin.

La règle simple consiste à choisir une visserie au moins aussi noble que le panneau et, en milieu agressif, à interposer une isolation. Les mécanismes et les catégories de corrosivité sont détaillés sur la fiche corrosion des caillebotis et contacts entre métaux.

À retenir

  • La fixation empêche glissement, soulèvement et basculement ; elle ne remplace pas la longueur d'appui.
  • Quatre points par panneau, sur les appuis, forment un minimum courant ; vibrations et vent en imposent davantage.

Fixations de panneaux : questions récurrentes

Un caillebotis posé dans un cadre doit-il être fixé ?
Le cadre empêche le glissement latéral mais pas le soulèvement. Sur une grille de caniveau ou une couverture de fosse, un verrouillage reste utile contre l'arrachement, le vol et le battement au passage des roues.
Peut-on percer une barre porteuse pour passer une vis ?
Il faut l'éviter. Le perçage affaiblit la barre et ouvre une zone non protégée par le zinc. Les fixations se placent entre les barres, avec une plaquette qui prend appui sur deux d'entre elles.
Quel matériau choisir pour les crapauds d'un plancher galvanisé en extérieur ?
Un crapaud galvanisé à chaud ou en inox, avec une vis inox, convient dans la plupart des atmosphères. En bord de mer ou en milieu chimique, l'inox de nuance adaptée s'impose pour toute la visserie.

D'autres fiches de dimensionnement figurent dans la rubrique mailles, charges et portées.

Sources : recommandations de pose et tableaux des fabricants ; norme EN ISO 1461 pour la galvanisation et ses retouches.

Dernières fiches techniques

Fiches liées

▲